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Quelle est la situation juridique en Suisse ?
Les faits montrent qu'un nombre croissant de médecins informent leurs
patients et les interrogent sur leurs volontés.
Cependant, l'acharnement thérapeutique abusif existe toujours et certains
médecins n'informent pas suffisamment
leurs patients et ne tiennent pas assez compte de leurs volontés.
Or, c'est la personne concernée et elle seule qui doit avoir le dernier mot
en ce qui concerne la fin de sa vie et,
plus largement, les soins qu'elle veut ou ne veut pas recevoir (droits des
patients)
Il s'agit pour nous de veiller à ce que cette volonté clairement exprimée
soit scrupuleusement respectée par le corps
médical. EXIT ADMD Suisse romande souhaite aussi qu'une loi fédérale
autorise expressément l'assistance médicale
à la mort choisie, ceci sous certaines conditions.
Actuellement, le Code pénal (art. 114) interdit d'aider activement quelqu'un
à mourir (euthanasie active), même si c'est
la demande expresse de la personne concernée.
Par contre, en ce qui concerne le suicide, non seulement le Code pénal ne
définit pas le suicide comme un délit, mais
la Suisse est l'un des rares pays au monde où l'aide au suicide n'est pas
punissable, sauf si le mobile en est égoïste
(art. 115) du Code pénal). Ainsi, toute personne désirant maîtriser les
dernières phases de sa vie a le droit de recourir au
suicide assisté ou non; nous préférons le terme d'autodélivrance. Par
contre, l'euthanasie active demeure interdite
(alors qu'elle constitue la seule solution dans certains cas).
C'est pourquoi EXIT ADMD Suisse romande lutte, ainsi que d'autres groupes,
pour que les dispositions du Code pénal
concernant l'euthanasie active soient modifiées. La majorité de la
population suisse a d'ailleurs souvent exprimé que tel
était son souhait.
Néanmoins, les diverses propositions de modification, telle la
dépénalisation du médecin qui aiderait à mourir par
compassion, n'ont jusqu'à présent pas été prises en considération, ni sur le
plan fédéral, ni sur le plan cantonal
(refus de l'initiative Cavalli). C'est donc la loi actuelle qui est en
vigueur : elle ne répond plus aux besoins et à l'évolution
de la société. |